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 Le temps passe, et le Destin nous programme à son jeu le plus fou / Ft. Venom

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MessageSujet: Le temps passe, et le Destin nous programme à son jeu le plus fou / Ft. Venom   Dim 22 Mai - 13:44



Le temps passe, et le Destin nous programme à son jeu le plus fou


Calendyr, la Capitale Thoron
Sur un chemin de la côte, avec vue sur la mer...

Ft. Venom.

***

Fin de matinée. La capitale était bondée, le peuple se mêlant, ça et là, sur la place principale. Les rues étaient chargées de marchands, et de touristes, et des odeurs alléchantes dominaient les vagues de petites gens. Des odeurs d'épices surtout, mais aussi des fruits et légumes récoltés tout récemment. Le soleil brillait plein pot, surplombant la ville, et dominant le ciel de ses rayons chauds. La température était agréable, et lorsqu'on s'approchait de la côte, une légère brise fraiche venait vous arracher un frisson.

Naya était là, sur un chemin caillouteux, à observer la mer, songeuse. Elle avait passée la matinée dans le coeur de la capitale. Dès la première heure ce matin, elle avait fui le domicile conjugal pour se retrouver un peu seule, se mêler à la foule de la ville, et se sentir quelqu'un de "normal". Elle qui avait toujours rêvée d'une vie étincelante, faite de fêtes et de paillettes, se faire courtiser et désirer, que l'on cède à toutes ses envies. Mais non, elle ne parvenait plus à savourer ce confort quotidien. Tout ça était loin de l'idée qu'elle se faisait enfant, de la Noblesse.
Alors, ce matin, tandis que Marius était parti bien tôt pour une partie de chasse avec des amis, elle s'était faite conduire en calèche dans la capitale. Elle qui habituellement tenait dur comme fer à son indépendance, un petit imprévu survenu il y a maintenant quatre mois lui interdisait formellement de monter à cheval.

À cette simple idée, elle porta sa main à son ventre arrondi.
Ils l'avaient longtemps attendu, cet enfant. Plus Marius, qu'elle, au fond. Car après tout, si elle ne se sentait pas épanouie vis à vis du fait qu'elle faisait partie désormais de la Noblesse depuis plusieurs années, elle n'était pas non plus épanouie dans sa vie conjugale. Elle aimait Marius pour ce qu'il avait fait pour elle, mais on ne pouvait évoquer l'amour fou, du moins, pas pour elle. Elle se sentait même parfois comme un outil, ou une potiche, lorsque Monsieur rentrait le soir, et repartait tôt le lendemain matin. Ils se croisaient peu, au final. Elle se devait alors d'occuper ses journées, comme elle le pouvait.

A la fin de la matinée, elle avait décidé de quitter l'effervescence de la ville en regagnant un petit chemin qui longeait étroitement la capitale, et qui offrait une vue paradisiaque sur la mer bleue.
Elle se perdait souvent dans ses pensées, à la vue de ce paysage. Et aujourd'hui, elle pensa à son père. Etait-il en vie à l'heure actuelle ? Où était-il ? Avait-il regretté de l'avoir abandonné sur le seuil de la porte d'une Maison Close ? À son réveil ce jour-là, elle s'était sentie cruellement trahie, abandonnée. Mais en vieillissant, elle avait réalisé que c'était peut-être mieux ainsi. Sans quoi, elle aurait encore enduré surement longtemps ses coups. Il aurait peut-être même fini par la tuer, à force. Car aussi douloureux soient ces souvenirs, Naya n'oubliait pas la force qu'il employait contre elle.

Deux femmes du même rang qu'elle passèrent à côté, la saluèrent. Elle fit de même, avec tout ce que le protocole impliquait : grâce, courtoisie et sourire de façade. Habillée dans une robe bleue composée de soie et de mousseline, elle était radieuse. Naya s'obligeait toujours à se montrer en public sous son meilleur jour.

Aussitôt les deux femmes passées, son regard se reporta sur la mer, et elle fit quelques pas lents. Comme elle aurait voulu être aussi libre et limpide que cette eau...

 
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MessageSujet: Re: Le temps passe, et le Destin nous programme à son jeu le plus fou / Ft. Venom   Lun 6 Juin - 8:17


veya


nous irons là où le vent nous portera.


A l'écho des sabots sur la terre et la pierre succède le souffle fort de l'animal. Les tremblements de son corps, les tressaillements de sa peau, le rythme endiablé de son cœur battant, tambourinant dans son poitrail. C'est cet étalon ébène que l'on distingue au loin qui est à l'origine de ce désordre. On devine çà et là des femmes qui se poussent, des hommes qui se saisissent des enfants, pour ne pas les voir périr sous les sabots de fer de l'animal monstrueux. On s'écarte sur son passage et l'on se regroupe une fois l'orage disparu à l’horizon, comme le font les proies à l'approche du terrible prédateur. Perché sur ses étriers, les reins flexibles et le dos droit, le sorcier de la reine s'adonne à une drôle de chasse. Parti tôt ce matin, le voilà qui rentre d'une interminable sortie durant laquelle il a pu communiquer avec sa reine au moyen d'une pie relâchée au cœur de la forêt. Un rituel auquel il se prête avec beaucoup d'assiduité et, en vérité, peu de discrétion. Il n'est pas fou et il sait pertinemment que tenter de dissimuler ses promenades en forêt ne lui attirerait que des ennuis, si jamais elles venaient à être découvertes. Or, en chevauchant comme il le fait, bruyamment et aux heures où le peuple se réunit, il se fait remarquer. Mieux, il fait parler de lui. Il terrorise et attise la curiosité, tout ce qu'Elenna attend de lui. Tout ce que son rôle lui incombe de faire.

Il a dans le regard une once d'incertitude, un questionnement interminable. Il n'est jamais au repos et son esprit s'agite en continuité depuis plus plusieurs années maintenant. C'est à peine s'il prend le temps d'observer le drapé des robes de ces dames pomponnées pour le marché, s'il ralentit l'allure de sa monture pour respirer avec délice et gourmandise les effluves épicées et sucrées qui l'entourent. D'ailleurs, le voilà qui tourne, quittant les rues principales, empruntant des ruelles à peine assez large pour son animal et débouchant sur un sentier un peu étroit surplombant la mer. Et il tourne ses yeux brillant vers la mer. Il admire cette surface infinie dans laquelle se reflète le soleil. L'eau est claire, limpide, d'un bleu profond. Une couleur claire qu'il ne porte jamais. Aujourd'hui encore, sa tenue de cavalier est en cuir, un cuir brun presque noir. Une couleur de deuil, une couleur étrange qui fait ressortir l'ébène de ses cheveux et le grain laiteux de sa peau, à peine hâlé par les rayons réconfortants de l'astre roi. À certains moments, il rêve de prendre la mer, de prendre la route, de partir en périple là où il ne serait qu'un anonyme, un étranger. Mais jamais il n'en vient à regretter ses choix. Il n'a pas le temps pour cela. Il ne peut se permettre aucun écart.

Il détourne enfin ses yeux du paysage et lorsqu'il les reporte sur la route, son regard s'arrête sur une silhouette qui se rapproche dangereusement, tant les foulées de l'étalon sont grandes. Il se redresse, se cambre légèrement et retient l'animal fermement. Il ne sent pas le frottement des rênes du fait des gants qu'il porte, mais il sent qu'il doit raffermir sa poigne. Ce qu'il fait, malgré la douleur lancinante à son poignet droit. Le cheval ralentit, brusquement, au dernier moment et se cabre en renâclant une fois à hauteur de ce qui s'avère être une femme en pleine déambulation. Les sabots de ses antérieurs battent l'air avec vigueur, avant de rejoindre le sol, les frappant avec force. L'animal, excité par cet arrêt brutal recule, avant de nouveau et trépigne, mais ses mouvements sont entravés par son cavalier qui contrôle la monture avec une facilité déconcertante. Ma Dame. Venom fait pivoter l'animal, afin de présenter le flanc de ce dernier à la jeune femme et non une tête massive. Ainsi, il peut se pencher vers elle, s'inclinant, d'un air sincèrement navré. Il ne lui adresse pas un sourire. Veuillez me pardonner, ma Dame. J'espère que je ne vous ai pas blessée. Lorsqu'il se redresse, son regard croise celui de la pauvre jeune femme vêtue d'une robe aussi bleue que la mer à l'horizon. Il marque un temps d'arrêt devant ce visage radieux. Ce visage de femme noble. Il marque une pause d'une seconde à peine avant de se redresser pleinement. Il ne l'a pas reconnue. Pire, l'éclair de lucidité qui semblait passer devant ses yeux vient de disparaître. Cela fait trop longtemps. Et elle est si différente. Quand bien même certaines pensées effleurent son esprit, il les chasse à coup de impossible. Et il la dévisage, prêt à repartir, attendant simplement une réponse à son interrogation sous-entendue.


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