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 sur le sol raboteux traînait son blanc plumage. (naya)

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MessageSujet: sur le sol raboteux traînait son blanc plumage. (naya)   Lun 23 Mai - 13:04


Un cygne qui s'était évadé de sa cage, et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec, sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.


w/ naya.

Il fait beau, aujourd'hui. Haut dans le ciel, le soleil lève ses doux rayons pour parcourir de son spectre les hautes bâtisses de la capitale. C'est une journée comme Satine les aime, avec ce pâle bourdonnement d'un vent calme et frais pour apaiser la chaleur des environs. Elle se lève l'esprit tranquille, et se rappelle enfin, quand la brume quitte le doux confort de son intelligence endormie, qu'elle avait donné un rendez-vous à Naya. Lors, elle se pare de beaux atours, elle enfile une belle robe, coiffe ses cheveux d'ambre et jette un coup d'œil dans le miroir. Elle n'y voit que le pâle reflet d'une beauté toute enfantine encore, aux joues délicatement rosées et à la bouche aguicheuse. Elle se reconnaît, sans pour autant comprendre, aujourd'hui encore, ce qui a fait d'elle la favorite du roi. Souvent, elle se questionne. Elle interroge les tréfonds de son être, les ardeurs de son visage, les courbes de son corps, et jamais elle ne trouve de réponse suffisamment convaincante. Sans doute ne comprendra-t-elle jamais. Dans un soupir, elle se détourne du miroir, esquisse quelques pas en direction de la porte qui la mènera, sans nul doute, à une délicieuse après-midi entre filles, loin de la froideur d'une hypocrisie nobiliaire détestable. Si Satine est arrivée à la cour il y a de cela quelques années déjà, elle ne s'est toujours pas faite aux fastes de ce monde. Loin d'elle les sombres manipulations d'un univers doré aux chatoillantes zones d'ombre. Elle n'a certes pas encore quitté l'innocence enfantine qui fait d'elle un être si différent et si spécial à la fois.

Le jardin du palais est un lieu aux multiples trésors. Les couleurs s'entremêlent d'odeurs agréables, qui l'ouvrent à des réminiscences multiples. Elle se souvient du rouge parme de ces roses comme un gage d'amour offert par la main même d'Elijah. Elle se remémore l'odeur du dahlia, planté partout dans le jardin de ses parents, où elle s'amusait tant à courir avec son jeune frère, son frère adoré, avec l'homme de sa vie et le protecteur de son avenir. Tout en cet endroit la mène vers un seul et unique but : celui de la nostalgique indécente d'une femme pourtant promise à un destin grandiose. Quelle promesse !? Celle de demeurer pour toujours et à jamais les mains enchaînées par un roi profiteur ? Certes, Barahir est bon pour elle. Ce qui n'empêche pas les boulets qu'elle traîne à ses pieds de demeurer une emprise sur sa liberté. S'il ne la veut que pour lui, elle échappe à cet ordre royal. Seul Elijah possède ses faveurs, chacune de ses faveurs, tout ce que son cœur a de plus pur à offrir. Pour Barahir, elle n'a que respect, corps dénudé, hurlements de plaisir et affection fraternelle. Loin d'elle les affres de l'amour pour ce roi bienveillant. Si seulement elle ne s'était pas éprise du mauvais frère...

Un soupir, de nouveau, quand elle se détourne des dahlias. Et c'est là qu'elle tombe enfin sur Naya. Cette belle femme à la longue chevelure blonde, aux gestes assurés, à la douceur enfantine aussi. En somme, les deux femmes fonctionnent comme une paire. Il y a l'esprit enfantin et terrifié de Satine, puis l'assurance capricieuse de son amie. Tout en elles les rapproche, et c'est tout naturellement que le lien s'est tissé. Un quelque chose d'attendrissant, d'affectueux, une relation rare en ces temps étourdis, en ces temps de pâleur, en ces temps de guerre. Bonjour Naya ! Quelle belle journée aujourd'hui. soupire-t-elle, le regard ancré dans celui de la jolie blonde, mais pourtant perdu aux tréfonds de sa conscience.

_________________

du satin, dans tes mains

Viens-tu troubler, avec ta puissante grimace,
La fête de la Vie ? ou quelque vieux désir,
Éperonnant encor ta vivante carcasse,
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MessageSujet: Re: sur le sol raboteux traînait son blanc plumage. (naya)   Lun 23 Mai - 19:41


Un cygne qui s'était évadé de sa cage, et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec, sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.


w/ Satine.

La nuit ne s'était pas montrée très clémente avec Naya. La jeune femme n'avait fait que tourner, et tourner, et retourner dans son lit, sans parvenir à trouver le sommeil. Ses pensées s'étaient éloignées loin d'elle en fin de soirée, et la nuit n'avait été que mélancolique. Avec tant de souvenirs qui resurgissaient. C'était comme faire une rétrospective de sa vie, qu'elle avait menée jusqu'à maintenant. Où serait-elle aujourd'hui, si son père ne l'avait jamais abandonnée ? Où serait-elle aujourd'hui, si Marius ne l'avait jamais trouvé et épousé ? Probablement sur le pavé des ruelles à récurer ou jouer toujours et encore la catin.

Ces pensées lui arrachèrent quelques larmes, pures et silencieuses, tandis que Marius dormait à ses côtés sans soupçonner un quelconque malaise.
Marius qui, le premier enfant pas encore né, parlait déjà d'en vouloir un deuxième. L'angoisse surgissait, s'emparant de Naya à chaque fois qu'elle se rappelait ses mots. Elle aimait cet homme. Mais pas de la même façon que lui l'aimait. Cette relation tortueuse était loin d'une une partie de plaisir pour une femme enceinte.

Elle avait fini par se lever et était sortie prendre l'air sur le balcon, pour libérer cette boule présente dans la gorge, et qui l'étouffait au fil des minutes. Elle ne tarda cependant pas à réintégrer le lit conjugal, se rappelant que le lendemain, elle devrait se rendre à la Cour, après que Satine lui ai proposé un rendez-vous.

Satine. Une jeune et jolie jeune femme que Naya connaissait peu. Mais elle lui était sympathique, et sa compagnie permettait à Naya de fuir la réalité de son quotidien, le temps de quelques heures. Cependant, le fait que Satine se trouve si proche se la Cour - et du Roi - mettait particulièrement Naya mal à l'aise. Comment se devait-elle d'agir en sa présence ? La jeune femme était du genre à perdre tout ses moyens face à une personne si importante à la Cour.
Car après tout, il ne fallait pas se mentir. Satine n'avait beau être "que" la maîtresse du Roi, elle n'en demeurait pas moins à une place stratégique et qui imposait le respect. Naya n'avait jamais trop su comment intégrer la Cour, et avait décidé de s'en tenir à l'écart pour son bien-être, ainsi que pour celui de l'enfant qui viendrait à naître. La Cour du Roi n'était que source d'hypocrisie et de méchanceté, ce que Naya ne supportait pas. Non, par contre, ce qui plaisait beaucoup à Naya, c'était les ragots et les potins qui couraient dans les couloirs, tel une trainée de poudre qui prend feu. Il semblait tellement facile de lancer des rumeurs ! La jeune femme s'attendait d'ailleurs à ce que ces dernières animent vivement la discussion qu'elle aura avec Satine, dès demain.

***

Elle avait fini par trouver le sommeil, et c'est au petit matin que les timides rayons de soleil vinrent caresser son visage doux, angélique et pâle. Elle entreprit la lourde tâche d'ouvrir ses beaux yeux bleus, et après avoir émergé se redressa, eu un regard pour son compagnon qui dormait toujours comme un sonneur, et sortit du lit.

Elle s'empressa alors de s'habiller, sa femme de chambre l'aidant tandis qu'une servante s'affairait à préparer le petit déjeuner.
Elle revêtit d'une robe rose pâle, élégante et aérienne qui lui collait au corps et qui voletait librement au moindre mouvement. Ses cheveux ondulés et blonds comme les blés furent coiffés, et ornés d'une tiare petite et discrète, tout à son image. Enfin, elle se poudra le visage, maquilla ses yeux dans le but de les mettre en valeur, et descendit à la cuisine avec vivacité. Elle croqua deux tartines, savoura rapidement sa tisane et sortit.

Elle interpella le cocher qui préparait la calèche avec deux magnifiques Irish Cob.
« - Nous partons sous peu. » déclara t-elle à, l'attention de l'homme qui atteignait un certain âge.
Elle s'attarda auprès des deux cheveux le temps que l'homme termine sa tâche, caressant le chanfrein de l'un, plongeant ses doigts dans la crinière de l'autre. Le cheval était un animal si calme, si pacifiste. Elle admirait cette bête et regrettait déjà de ne plus pouvoir en monter, pour les mois à venir.

Elle entreprit de monter dans la calèche, aidée par le cocher et une main posée instinctivement sur son ventre. Ils prirent le départ, laissant derrière eux la jolie petite résidence.

En arrivant dans la capitale, elle pria l'homme menant la calèche de bien vouloir la laisser sur la rue principale. Elle terminerait le chemin seule et à pieds.

Satine lui avait donné rendez-vous dans les jardins, somptueuses étendues verdoyantes et colorées. Elle empreinta sereinement une allée, passant au milieu de buissons et arbustes, agrémentés de fleurs. Tout particulièrement, un lys attira son attention, et elle s'arrêta à sa hauteur, le frôlant de façon farouche. Elle ne se permettra pas de le cueillir, et pourtant, ce n'est pas l'envie qui lui manquait.

Des bruits de pas, et bientôt, une voix familière apostropha Naya, qui se retourna.
« - Satine ! Bien le bonjour. Vous êtes radieuse. » ne put-elle s'empêcher de constater. Depuis qu'elle la connaissait, Naya s'était toujours demandée si cette femme était satisfaite de sa vie à la Cour. Car de façade, cette jolie jeune femme ne laissait rien paraitre. Était-elle comme Naya ? Avec un sourire de façade, le sourire que l'on impose dans le protocole ?
Lorsque Satine évoqua la belle journée, Naya ne s'empêcha de balayer furtivement le ciel du regard, avant d'approuver :
« - Effectivement. Nous n'avons pas à nous plaindre du temps, dans cette contrée. »

Elle esquissa un léger sourire, tout en observant son interlocutrice. Elle était douce, et Naya sentait naître en elle une certaine compassion pour cette Dame.

Elle fit quelques pas timides en direction de son interlocutrice, dans le cas où la conversation deviendrait intime, ce qui ne tarderait pas avec tout les ragots que Satine partagerait avec Naya. Les oreilles qui trainent était récurrentes à la Cour...

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MessageSujet: Re: sur le sol raboteux traînait son blanc plumage. (naya)   Dim 29 Mai - 18:29


Un cygne qui s'était évadé de sa cage, et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec, sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.


w/ naya.

Le vent joue affectueusement avec ses cheveux et fait frissonner sa nuque. Là, en compagnie de la douce et chaleureuse Naya, Satine commence tout juste à se sentir bien. L'égarement du réveil  enfin balayé par la brise, elle jette son regard dans les prunelles tendres de son amie. Amie, oui, vaste terme pour une relation naissante, mais terme choisi en cela qu'il confine à une certaine intimité. Et de l'intimité, les deux femmes en ont besoin pour laisser choir les mystères de la cour, pour attiser la satire sur la déchéance des nobles et les orgies royales. Aujourd'hui, Satine n'a pas encore véritablement réfléchi au sujet qu'elles aborderont en premier, mais elle sait parfaitement que tout cela viendra naturellement, après les quelques adresses de courtoisie. Au commentaire sur sa beauté, Satine sourit, émue, touchée, se remémorant les souvenirs du miroir qu'elle avait effleuré ce matin, sans parvenir à percer les mystères de son charme. Il semble en effet que le soleil fasse roser la peau. Et vous, quelle tiare somptueuse ! Comme une enfant, Satine se rapproche du visage de la jolie blonde qui lui fait face, contemplant les infimes détails qui venaient offrir à ce maigre bijou une consistance quasi royale. Une beauté toute tape-à-l'oeil, finement perdue dans ses boucles blondes de princesse. Tout cela pour un résultat étrangement élégant, retenu, léger. Quelques petites touches de beauté artificielle pour rehausser son charme naturel.

Satine relève également le visage vers le soleil qui brûle haut dans le ciel. Les yeux à demi clos, elle goûte à la chaleur qui caresse son visage de rayons délicats et adoucis par quelques nuages pâles. Une contrée relativement ensoleillée, il est vrai, mais jamais assez pour Satine qui préférait de loin prendre la poudre d'escampette en direction des îles lorsqu'elle en avait l'occasion. A la suite de Naya, la jolie favorite du roi se met à marcher, cherchant évidemment la quiétude d'un endroit discret, protégé d'arbustes et de fleurs, d'ombre et de mystère. Un jardin d'Eden perdu au beau milieu du palais royal. Puis, elle ne tient plus. Par devant elle, sa voix résonne dans les allées désertes. Je suis si impatiente que la chasse débute ! Des potins, des ragots, qui viendront de tous les coins du monde ! N'est-ce pas magnifique ? Sur le visage de Satine rayonne un sourire enfantin. Rien ne l'amuse d'avantage que les moqueries à l'encontre des gourmandes et des arrivistes qui viennent rôder près du trône, près des diamants et du pouvoir. Tu iras avec eux, toi aussi ? La question brise une nouvelle fois le silence.


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MessageSujet: Re: sur le sol raboteux traînait son blanc plumage. (naya)   Dim 5 Juin - 12:15


Un cygne qui s'était évadé de sa cage, et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec, sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.


w/ Satine.

Le soleil fait ressortir divinement le bleu des yeux de Naya. Cette dernière parcourt du regard le visage doux et tendre de son interlocutrice. La jolie blonde fini par arborer un fin sourire bienveillant à l'égard de Satine : elle qui est si jeune, semble déjà si bien ancrée dans la vie. Naya en oublie leur grande différence d'âge sans réel problème. Au compliment de la demoiselle, Naya, la fuie furtivement du regard, ses lèvres toujours légèrement étirées par un sourire, de façade cette fois.
« - C'est un cadeau de mon époux. »
Tout ce qui la ramène à lui, elle n'a de cesse de vouloir l'oublier. Quand bien-même elle porte les beaux atours qu'il lui offre, elle fini avec le temps par dissocier les deux. Sauf lorsque quelqu'un évoque tout particulièrement l'objet en question. Mais Naya n'en veut pas à Satine, loin de là. Elle ne peut être au courant - du moins dans les détails - de la relation tortueuse que la blonde entretient avec son mari.

Les deux jeunes femmes marchent élégamment dans une allée bordée par les buissons et les fleurs sublimes qui trônent là - il faut dire que le Roi possédait un jardinier au talent d'exception -, et lorsque Satina aborda le sujet de la Chasse avec une si grande envie, Naya se retourna vers elle, les mains jointes et les doigts jouant entre eux. Ça y était, les discussions intéressantes allaient pouvoir démarrer. Et c'est ça que Naya adorait par dessus tout chez Satine. D'autant plus qu'après les formules de courtoisie qui nécessitaient un vouvoiement capital, la jolie brune passait au tutoiement sans prévenir, et avec tant de candeur dans son regard ! Cela appelait à une certaine complicité fraternelle que la belle n'avait avec personne d'autre. Naya lui sourit joyeusement, passa son bras dans celui de la jolie Satine afin de créer une proximité qui leur permettraient de murmurer en temps utiles, et s'empressa de répondre :
« - Oh, bien sûr que j'y serai ! Te rends-tu compte ? Toutes ces dames qui seront à nos côtés et qui déverseront des choses, telles des langues de vipères ! Il ne nous suffira que d'un regard pour nous comprendre, et éclater de rire en pleine assemblée ! »
Naya voyait déjà le tableau d'ici.

Toutes ces femmes venues des quatre coins du royaume, se prenant un peu trop au sérieux, déversant des méfaits plus sales encore que leurs images. Naya se régaleraient de temps de petitesse d'esprit. Car après tout, l'étroitesse de l'âme était chose courante chez certaines personnes.



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