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 Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".

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MessageSujet: Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".   Sam 28 Mai - 21:30

↘ sarathiel la sans-cœur.


« I know your very far away but,
come back to me, my sun and stars. »

◭ identity card.

nom, prénoms : Sarathiel est le prénom que lui a donné sa mère en souvenir de sa sœur perdue, Mancheara était le nom de l’homme auquel elle était marié à quinze ans, auparavant elle portait le nom des bâtards. Aujourd'hui, elle porte le nom que sa réputation lui a donné ;  âge, lieu de naissance : 34 ans, à til-garyth ; groupe :Gwelnaur, la violence, le crime est son dada quotidien depuis qu’elle a seize ans ; métier : Mercenaire au service du roi Amras Gwelnaur ; état civil : Veuve ; guilde : Aucune.

Elle peut vous apparaître avec le port altier d'une femme noble, elle peut vous apparaître aussi nue et aguicheuse qu'une prostituée, elle peut vous apparaître comme une sauvageonne, Sarathiel excelle dans l'art de la comédie. D'après les rumeurs, il se murmure que la mercenaire serait sans coeur, elle assassine sans une once de remords, de sang-froid, elle exécute ce pour quoi on la paye. En fait, cette femme fait abstraction de toute émotion dès que des pièces de bronze, d'argent ou encore d'or entrent en compte. La monnaie est une obsession pour cette femme qui préserve sa peur de se retrouver à nouveau sans le sous. Elle garde néanmoins quelques principes, contrairement à ce que l'on peut penser, elle est bien capable de ressentir des sentiments à l'égard de ceux qu'elle considère digne de sa confiance, autant dire que c'est rare. Aux dépens de son corps, elle a appris que son esprit n'appartient qu'à elle et que personne ne pourrait jamais l'atteindre à cet endroit-là. C'est une femme forte et déterminée qui considère désormais son corps comme un accessoire de travail. Attentive, son pas est de velours, ses oreilles traînent partout, son regard navigue et sa langue acerbe pousse à bout, elle est bien souvent maître chanteur pour s'octroyer plus d'argent. Elle privilégie la nature au confort d'un foyer, elle considère tout ce qui possède quatre murs comme une prison. Aventurière, elle met ses capacités à l'épreuve dans l'escalade, la découverte des lieux les plus périlleux. Son insouciance fait d'elle une femme qui n'a guère peur de la mort, celle-ci la prendra lorsque le moment sera venu. Comme tout mercenaire, il est impossible d'accorder sa confiance à cette femme, elle sera et restera fidèle à la monnaie qui sort de vos bourses pour venir emplir la sienne. Les seuls qu'elle n'ait jamais trahis furent ses frères d'armes, et le seul qui soit parvenu à s'approprier sa fidélité contre sa volonté est le roi Gwelnaur.

◭ say my name.

ton pseudo : Sophie. comment as-tu trouvé CWM ? : j'étais sur la première version et je reprend d'ailleurs mon personnage. et t'en penses quoi ? : je suis super contente qu'il ré-ouvre. des trucs à ajouter/améliorer ? : ta réponse ici.

Partie en freestyle, vas-y présente toi. Crache le morceau, freluquet !

EVANGELINE LILLYsarathiel la sans-cœur


↘ somewhere, in a far far land.


« I know your very far away but,
come back to me, my sun and stars. »

« Retrouvez-moi cette bâtarde ! » La voix impérieuse, pas plus âgée de treize ans, tranche l'obscurité. Sarathiel craint qu'elle ne puisse tenir bien longtemps sur cette branche qui, déjà émet des craquements sinistres. Au moins, le brouillard épais la camoufle de leurs vues. L'enfant commence à prier silencieusement le dieu Legnar, comme sa mère lui a appris à le faire. Elle le prie de lui accorder sa miséricorde et d'échapper à la troupe de garçons qui la traque depuis des années, depuis qu'ils savent. Une enfant née en dehors de l'union fait d'elle une bâtarde. Sa mère est une prostituée. Son père ? Les dieux seuls savent qui est son géniteur parmi toutes les passades dans la couche de sa mère. Et ceux qui y défilent encore, le père maquereau pense, et dit, qu'il faut lui apprendre dès le plus jeune âge le métier pour lequel la jeune fille est promise, elle est donc spectatrice de ses hommes qui partagent la couche de sa mère. Les yeux clos, les lèvres bougent sans qu'un son soit prononcé, Sarathiel prie inlassablement que cette fois, elle n'y laisse pas la vie. Les voix commencent à s'éloigner, elle reprend espoir et s'autorise à relâcher son souffle lorsque la branche émet un nouveau craquement, aussitôt, elle s'immobilise. « T'as entendu ? » interroge une voix sous elle, Sara étouffe un sanglot, elle devrait le savoir, le dieu Legnar ne lui offrira jamais sa miséricorde, la chance n'appartient qu'aux gens riches. La branche plie sous son poids, la petite fille crie et fait une chute vertigineuse jusqu'au sol. La violence du choc est presque aussi douloureuse que les coups que les autres enfants lui administrent avec force rire et insultes une fois qu'elle fut découverte. 


« Tu me coûtes trop cher ma fille ! » Elle grimace alors que le praticien lui tâte les côtes, ce même médecin que le père maquereau va devoir payer pour les soins qu'il administre à la jeune fille. Le bruit de la pluie sur le toit couvre presque les cris et gémissements dans les chambres adjacentes, mais pas suffisamment pour que le médecin soit à l'aise en ces lieux. Depuis le temps qu'il vient pour elle, la jeune fille a appris à lire ses expressions, silencieuse, elle observe attentivement. Le médecin exècre les bordels. « Elle a une côte et le poignet cassés, je ne vous compte pas les hématomes, elle doit rester immobiliser pour deux semaines minimum. » Le regard du père maquereau passe de sévère, à glacial et terrifiant sur Sarathiel. Une fois que le médecin eut terminé les soins, il fut raccompagné à la sortie par l'une des protégées du père maquereau, ce dernier s'assoit face à elle et caresse le bandage de son poignet, elle ne bronche pas, comparé aux garçons des rues, il ne lui fait pas peur. « Tu ressembles de plus en plus à ta mère mon enfant, une beauté celle-là. Elle me rapporte beaucoup le sais-tu ? Tout l'argent qu'elle gagne pour moi part pour tes maudit soins, il est clair que je dois me débarrasser de toi avant que tu ne causes ma perte, je vais te trouver un mari. »

****


« Où est-ce qu’il veut qu’on lui trouve son foutu piaf ? Tu n’aurais jamais dû accepter ce contrat, il va nous apporter malheur. » Sarathiel s’approcherait bien du feu, trempée jusqu’aux os et transie de froid, elle est affamée de surcroît. Mais voilà deux jours et nuits qu’elle suit ces deux hommes à leur insu. Elle sait qu’ils se dirigent vers les cols embrumés, la jeune fille espère trouver refuge dans ces montagnes, elle n’a pas le choix et les utilise comme guide. « Il paie une fortune. » se contente de répondre le second homme laconique, la curiosité de la jeune fille est attisée, ces deux hommes transportent deux bourses chacun remplis de pièce d’argent. Jusqu’à aujourd’hui, elle n’avait vu que des pièces de bronze passer de mains en mains, du client au père maquereau. Elle suppose que ces deux hommes sont des braconniers, ils mentionnent à plusieurs reprises un aigle. Leurs voix s’éloignent, elle les perd momentanément de vue dans le brouillard ambiant, mais poursuit le son des sabots des chevaux au pas. Sarathiel attend qu’ils lèvent le camp et s’endorment pour s’approcher d’eux et fouiller dans leurs affaires à la recherche de quoi manger. 

Elle plisse les yeux pour essayer de voir plus clair, entre l'obscurité de la nuit et le brouillard, c'est vain. A pas de loup, elle tâtonne du bout des doigts et s'immobilise lorsqu'un cheval se met à hennir à son contact. Elle craint que les hommes ne se réveillent, comme ce n'est pas le cas, elle poursuit sa progression jusqu'aux sacs de provisions d'où elle en retire de la viande séchée. Trop affamée pour attendre, elle dévore le morceau. Sans se douter que dans la nuit, les deux hommes la surveillent. « C'est donc cette brindille qui nous vole ? T'es qui toi ? Une sauvage ? » Le cheval henni à nouveau, la jeune fille se retourne la bouche pleine, prise en flagrant délit de vol, elle tente de fuir, mais le second l'attrape par la nuque et la maintient prisonnière. Si la poigne est douloureuse, elle ne grimace pas, la douleur elle connaît, c'est une vieille amie fidèle depuis ses cinq ans. « Emmène-la près du feu que je puisse voir ce visage. » Son ami s'exécute, la jeune fille n'a pas d'autres choix que de suivre le mouvement, elle ne peut s'empêcher de retenir un soupir de bien être alors qu'elle est assise sans ménagement près du feu dont la chaleur lui chatouille le visage. « Tu nous suis depuis que nous avons quitté la ville. Pourquoi ? » A nouveau, elle est prise en flagrant délit, ainsi donc ils savaient depuis le début. Ils l'ont laissé les suivre, alors qu'ils auraient pu la tenir à distance. « Vous allez vers les cols » répond-elle. « Il n'y a rien dans les cols pour une brindille comme toi. » C'est la première fois qu'elle se tient aussi près d'eux et aussi la première fois qu'elle peut les dévisager. Sarathiel les différencie aisément au son de leur voix, mais aussi parce que l'un est bien plus loquace que le second qui la maintient assise d'une main sur son épaule. « J'attraperais l'aigle pour vous si vous ne me renvoyez pas. » C'est ainsi que fonctionne la vie, toujours marchander, rien n'est jamais gratuit et la jeune fille souffre énormément de malchance. « Elle est silencieuse » Susurra le peu bavard devant la mine narquoise du premier. « C'est une bouche de plus à nourrir, d'autant plus que maigrichonne comme elle est, il lui en faudra plus qu'à nous. » « Donnons-lui une arme, elle chassera son propre gibier. » Le regard du premier homme se durcit et se reporte en direction de son compagnon. « Tu en pinces pour cette gamine mon frère ? Quel âge tu as ? » La gamine en question voûte les épaules, la main qui la maintient la relâche. Certains hommes préfèrent les filles jeunes et vigoureuses, comme son époux, à qui le père maquereau l'avait donné en échange d'une belle somme. Avant qu'elle s'enfuie de leur foyer. « Seize ans. » « Bah les gamines ce n'est pas mon type, mais mon frère a besoin de compagnie pour tenir chaud sa couche, je te donne un arc et une flèche si tu nous ramènes le gibier, si tu ne ramènes rien, tu ne mangeras pas. » Les orteils de Sarathiel se recroquevillent dans ses chaussons, s'il faut passer par le lit de cet homme au visage balafré pour rester éloigné de la ville et surtout de son mari, soit. Le premier n'a prononcé aucune promesse, elle n'a aucune assurance d'arriver vivante dans les cols, mais s'il faut attraper l'oiseau maudit pour acquérir sa liberté, elle l'attrapera.

****


Six mois plus tard, les mercenaires et la jeune fille sont de retour à til-garyth après un voyage périlleux et long dans les cols embrumés. C'est avec fierté que Sara observe l'aigle dans sa cage de fortune, ce dernier lui a laissé quelques vilaines blessures que Lachlan et Ruslan ont soigné, mais elle s’enorgueillit de l'avoir attrapé avant eux. La jeune fille a toujours été malchanceuse, si les rumeurs concernant les aigles sont vraies, elle ne risquait rien de plus que la mort. Hors pour la première fois de sa vie, elle fut la plus chanceuse. Lachlan ne cesse de jeter des regards méprisants vers l'oiseau depuis son canasson, quand son regard se lève vers Sarathiel, cette dernière sourit, ce contre quoi, il renifle et reporte son attention ailleurs. « Tu restes là. » Ruslan stop son cheval et se tourne légèrement vers elle, sans un mot de plus, elle décroche ses bras de sa taille et saute à terre. Si elle prend un malin plaisir à contredire Lachlan dès qu'elle en a l'occasion, elle exécute toujours les ordres de son frère sans discuter. Pas parce qu'il est terrifiant, mais de tous les hommes rencontrés jusqu'à présent, il est le seul à l'avoir respecté. Lachlan s'est fourvoyé, son frère ne s'intéresse pas à la jeune fille pour son corps, il a simplement des principes et abandonner une gamine à un sort funeste n'en fait pas partie, il a même tout appris de la chasse à sa nouvelle protégée. Un doigt pointé sur elle, il donne un nouvel ordre. « Tu ne bouges pas d'ici. » Les chevaux reprennent leurs ascensions vers le centre de la ville, le visage caché sous la capuche de sa bure voler à un marchand itinérant, elle s'exécute à nouveau.

Elle ne reste pas bien longtemps à sa place, persuadée qu'ils ne reviendront pas et déçue. Curieuse de revenir dans sa ville natale, elle se demande ce qu'est devenue sa mère, mais reste sur ses gardes pour ne pas croiser son mari. Surgissant brusquement d'une taverne un homme ivre la renverse, le visage dévoilé, l'homme la dévisage et éclate d'un rire sinistre qui lui glace les os. « Eh mais que v'la la p'tite Mancheara, où t'tais passer hein ? Vi'là que j'te ramène ! » Il semblerait que la chance l'est désormais quitté, mais loin de rester passive comme autrefois, elle se débat comme une lionne. Cependant, sa force est bien faible comparer à un homme du double de son poids, d'une gifle, il envoie sa tête se cogner contre un mur, sonné la petite est dénuée de force. Elle reprend connaissance bien plus tard et découvre qu'elle est enfermée dans une cage, elle reconnaît aisément les lieux, retour à la case départ, elle est prisonnière dans son propre foyer, celui-là même qu'elle a fui. A peine eut-elle ouvert les yeux qu'une vive douleur lui vrille le côté droit du crâne, puis l'autre côté, puis ce fut le tour de son buste, elle gémit sous les coups de butoir de son mari. « Je t'ai acheté, tu es ma femme, tu es à moi, tu fais tout ce que je veux et je fais ce que je veux de toi. Si je veux te tuer, je te tue. Si je veux te prendre, je te prends. Si je veux te torturer, je te torture. Et personne, pas même toi, ne pourras m'en empêcher. » Il fait preuve d'un tel excès de rage que la jeune fille est persuadée qu'il va la tuer sans le vouloir, elle crie, elle pleure, mais elle sait que c'est bien inutile personne ne viendra à son secours.

D'une seconde à l'autre, les coups cessent de pleuvoir et ses paroles s'éteignent dans un gargouillis et un hoquet de surprise, recroquevillé sur elle-même Sarathiel ouvre le seul œil qu'elle puisse ouvrir et observe stupéfaite ses deux compagnons de voyage dans sa cage de fortune. Amandryl est maintenu immobile par l'épée de Lachlan, quant à Ruslan il se penche vers elle pour observer les dégâts de son œil aguerrit. « Je t'avais dit de rester à ta place. » grogne-t-il visiblement furieux, pourtant, il reste tendre lorsqu'il la libère et pose l'édredon sur le corps nu et ensanglanté de la jeune fille. « Espèce de pute, comme ta mère, je vais te tuer pour me faire cet affront. » s'insurge son mari, rapidement, il perdit la voix par la lame de l'épée de Lachlan tout aussi furieux que son frère. « Elle est à nous désormais » annonce Ruslan. « C'est ma femme, elle m'appartient. » Encore une fois, Lachlan le fait taire et lance un regard interrogateur à Rus'. « Qu'en dis-tu Sara ? Tu pourrais être veuve si c'est ton choix. » Suggère ce dernier. La jeune fille crache le sang qui inonde sa bouche au sol et se redresse tant bien que mal en s'entourant de l'édredon. Ils lui offrent ce qu'elle n'avait jamais osé espérer. Brisée, la jeune fille éclate en sanglot en se faisant la promesse que ce serait la dernière fois, jamais plus elle ne laissera quiconque l'atteindre. « Je le veux. Si c'est moi qui le tue. » Dans la seconde, elle se retrouve avec la dague de Ruslan dans la main, il la fixe, plus dur que jamais, à cet instant elle sait d'ores et déjà qu'elle ne veut pas le décevoir. « Tu ne le feras pas. » assure férocement son époux, ce qui la pousse d'autant plus à commettre l'irréparable. Le meurtre.

****


« Que veux-tu faire de la gamine ? » s'enquit Lachlan. Son frère d'arme observe en direction du corps frêle qui leur tourne le dos, de l'autre côté de leur feu de camp. Les yeux verts, les cheveux bruns, elle ressemble tellement à sa jeune sœur qu'il a du mal parfois à faire la différence, surtout lorsqu'elle sourit, chose rare avec cet enfant, sauf lorsqu'elle parvient à refermer le clapet de Lachlan. Mais ce que son esprit a du mal à dissocier, son cœur lui fait recouvrir la raison, cette fillette n'est qu'une bâtarde et sa sœur morte. « On la garde. » Annonce-t-il d'une voix qui ne laisse aucune place au refus, il est conscient que cette décision est déraisonnable, mais il ne peut se séparer de cette fille qui a désormais pris une place particulière dans son cœur et sa mémoire, bien loin d'avoir le caractère de sa sœur, elle possède une volonté et une ruse incroyable pour son âge. « On va tout lui apprendre, elle a ce qu'il faut pour nous suivre. » « C'est une fille » remarque-t-il. Un sourire languide étire le côté indemne de Ruslan. « Justement. Il sera plus aisé d'approcher nos cibles avec une telle beauté, ils ne se méfieront pas d'une femme, ils baisseront leur garde. » Les frères d'armes observent la jeune fille l'air interrogateur et songeur. Quant à cette dernière, elle les laisse croire qu'elle dort, alors qu'elle les écoute en caressant du pouce l'une des pièces d'argent que lui a donné Ruslan pour avoir attrapé l'aigle. Elle n'en a jamais possédé autant, elle n'a même jamais possédé d'argent, hormis celui de son époux lorsqu'il l'envoyait faire des courses sur les marchés. Ces pièces-là, sont bien à elle, jamais elle n'aurait songé recevoir une récompense pour sa belle prise, tout comme elle n'aurait jamais songé qu'ils reviennent la chercher après sa disparition, pour lui donner cette dite récompense. C'est seulement pour cette raison qu'elle avait accepté de revenir en ville en leur compagnie, ainsi, elle aurait acquis sa liberté et aurait voyagé jusqu'à la ville prochaine. Maintenant, elle est veuve, possède de l'argent et les deux hommes qui lui tiennent compagnie ne lui auront jamais été aussi digne de son respect et sa reconnaissance. Cette nuit, ils veulent l'accueillir et la former à leur métier, elle n'éprouve aucun remords pour avoir assassiné de sang-froid son époux, elle se sent capable de réitérer l'acte. Sarathiel les suivra jusqu'au bout du monde s'il le faut, eux, plus que quiconque lui offre la vie, sa liberté, elle leur doit tout. Une dette éternelle.

****


16 years later…

La flèche file comme l'éclair et fini sa course dans le crane d'un cerf, un sourire satisfait éclaire le visage de Sara. Avec agilité, elle redescend de son arbre pour aller récupérer son butin de chasse et le ramener au camp. Un craquement dans son dos la fait stopper net, elle virevolte presque aussitôt en brandissant le poing, mais sa cible prévoit le coup et feinte. Un bras l'encercle par la taille et la projette au sol, elle amortit le choc et roule sur elle-même pour prendre position accroupie et projeter sa jambe en direction du mouvement, cette fois, elle atteint sa cible. « Le vieillard n'est plus aussi vif, vous feriez mieux de laisser la place aux jeunes. » fait-elle remarquer lorsque Lachlan lui jette un regard furieux en se tenant l'entrejambe. Le combat impromptu reprit de plus belle, Ruslan pouvait les entendre rire et rugir depuis le camp. Ces deux-là ont toujours été des bagarreurs, en perpétuel conflit sans perdre une occasion de s'en jeter plein la gueule et pourtant inséparable. Sara a toujours été plus calme et attentive envers Ruslan, qu'elle considère plus sage et patient que leur frère d'arme. Lorsque Lachlan et Sara eurent terminé de combattre, ils ramènent au camp le gibier, et le découvre vide, leurs affaires sont toujours là, mais nulle trace de Ruslan, le sol regorge par contre, de trace de luttes. Ils ont à peine le temps de dégainer leurs armes qu'ils se retrouvent encerclés de toute part. Ils auraient combattu vaillamment, l’honneur interdit de se rendre sans combattre, si une lame ne menaçait pas la gorge de Ruslan immobilisé par l'un de leurs agresseurs.

Faits prisonniers, les trois mercenaires sont entraînés de force jusqu'à la capitale. Chaque fois qu'ils en ont l'occasion, ils sèment la pagaille parmi les gardes, trouvent une faille et s'enfuient, pour toujours être retrouvés et faits prisonnier à nouveau. Les gardes sont trop nombreux et surtout mieux équipés que les mercenaires désarmés. Aucun d'eux ne répond à leurs questions, mais leurs blasons laissent peu de place à la méprise, ils sont menés tout droit jusqu'à la cour du roi. Ils s'étaient rendus à Belithrael le mois dernier, ils avaient exécuté ce pour quoi ils étaient payés une belle fortune et étaient repartis. Il leur faudrait à nouveau des semaines avant d'arriver à la capitale. Le trio s'est fait pas mal d'ennemi, comme pas mal de clients, depuis que leur réputation est reconnue, mais jamais ils n'ont eu affaire de près ni de loin à la cour royale. Sauf pour une fois, la cible était le cousin d'un seigneur d'une famille vassale à la royauté, ce dernier avait violé la femme du client. Sarathiel avait insisté pour accepter ce travail, étant une femme, elle hait les hommes qui se croient tout permis de part leurs liens avec la royauté et s’était elle-même chargé de l’assassinat. Le temps qu'ils arrivent à la capitale, les gardes avaient perdu cinq des leurs, l'un avait perdu le jumeau de ses bourses en tentant d'abuser d'elle, Sara peut vous faire un récit détaillé de ce moment-là, tant elle en est fière, l'un se retrouve borgne, d'autres se retrouvent blessés. Ils sont alors jetés dans des cachots séparés et guère plus d'espoir de pouvoir s'échapper de leur prison. Ils attendront trois jours et trois nuits avant d'être convoqués.

****


Agenouillés dans la salle du trône, la lame des épées sur leurs gorges les dissuadent de tout acte de rébellion, tandis que le roi les observe. Rare sont les fois ou Sarathiel a vraiment craint un homme, celui-là, a le regard si brillant de cruauté qu'elle s'enfuirait bien en courant pour ne jamais revenir, si elle pouvait. « Lequel d'entre vous a assassiné Rognar ? » Comme aucun d'entre eux ne répond, les lames se font plus pressantes sur leurs jugulaires, Sara ne peut même pas déglutir tant sa gorge est sèche. Le roi se lève et fait un geste, l'instant d'après un noble dont elle ignore l’identité, mais s’en doute, fait son entrée, s'incline et se place à ses côtés. « Lequel d'entre eux à tuer ton cousin ? » Son regard se pose sur elle, la lame se fait plus tranchante sur sa gorge. « Elle, votre majesté. » Elle voit déjà sa vie filer par le tranchant de cette lame, le garde l'attrape par les cheveux et bascule sa tête en arrière. « C'est moi votre majesté, elle n'a fait que le séduire. » Intervient Ruslan. C'est faux, Sarathiel avait bien séduit leur cible, elle avait même dû partager sa couche, elle l'avait alors poignardé dans le cœur dans son plus grand moment de faiblesse. Un gargouillement de protestation lui échappe, maintenue dans sa position, elle ne peut guère prendre la parole. C'est un long silence qui s'installe dans la salle. Le roi ne semble pas dupe, son regard se pose sur les trois protagonistes coupables du meurtre de l'un de ses fidèles. « C'est elle votre majesté, je l'ai vu de mes propres yeux aussi bien que je vous voie en ce moment, aussi belle nue, que telle que vous la voyez là... » Renchérit le seigneur en la fixant d'un air mauvais et goguenard, d'un geste le roi le fit taire. « Tuez les hommes. » « Non ! » Son cri sort du tréfonds de son désespoir. Le roi porte toute son attention sur elle et fait signe de cesser tout mouvement. D'un autre geste, il invite son garde à relâcher un peu la pression sur ses cheveux. « Je vous en prie mon roi, je suis la seule responsable, laissez-leur la vie sauve, prenez la mienne. » Ce contre quoi, ses frères d'armes protestent avec véhémence, le regard du roi se fait plus tranchant, mais néanmoins, intéressé ? « Quel courage et quelle folie, votre réputation n'est pas mensongère. » Le roi se place face à elle et lui prend le menton pour pouvoir l'observer plus attentivement. « Tu as presque rendu l'un de mes gardes eunuque...Que serais-tu prête à offrir pour garder la vie sauve ? » Elle ne comprend pas, elle a pourtant l'esprit vif, mais ce retournement de situation la laisse perplexe. « Je ferais tout ce que vous désirez, si eux restent en vie. » Cette réponse a le mérite d'être franche, elle n'a que faire de sa vie, elle accorde plus d'importance à la survie de ses frères d'armes, sa dette sera éternellement impayée en ce qui les concerne. Le silence, encore, s'appesantit autour d'eux. « Bien, il se trouve que j’ai besoin de tes services…Mais pas des leurs. » Tout en parlant le roi la relâche, se met en mouvement et s’arrête devant Ruslan. Le cœur de Sarathiel fait un bond lorsqu’elle le voit s’emparer d’une épée et trancher d’un coup net et précis la tête de son frère. Elle est trop choquée pour émettre le moindre son et les lames les empêchent toujours de faire le moindre mouvement sans déverser de leur sang. « Toi, tu seras à mon service, j’ai tué ton compagnon pour te dissuader de me trahir, celui-là, je le garde en gage de ma bonne foi, tant que tu exécuteras mes ordres, il restera en vie. Bien sûr, ta loyauté et ton travail te seront payés en bonne et due forme. Si j’apprends que tu m'as trahi, c'est un homme mort. »   


Dernière édition par Sarathiel la sans-coeur le Sam 28 Mai - 22:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".   Sam 28 Mai - 21:33

Bienvenue !

Damn, ce combo avatar + nom + contrée me met l'eau à la bouche. J'ai réellement hâte d'en savoir plus sur Sarathiel et de voir quel genre de lien on pourra se concocter.

Bon courage pour la suite, amuse-toi bien parmi nous.

_________________
B E A S T     I N      H U M A N     S K I N
Tell me—after my head is chopped off, will I still be able to hear, at least for a moment, the sound of my own blood gushing from the stump of my neck? That would be the pleasure to end all pleasures.©️ okinnel.
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MessageSujet: Re: Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".   Sam 28 Mai - 21:44

Merci majesté ^^ j'avais vu ça sur l'ancien fo' avec le staff, Sarathiel est une mercenaire au service forcé d'Amras justement Je corrige rapidement mon histoire et puisqu'il est joué, tu pourras lire et me donner ton avis s'tu veux
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Drakon


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Age : 21
Localisation : ici et ailleurs. je voyage autant que je le peux. rien ni personne ne m'arrête. je vais là où l'envie m'emporte.
MessageSujet: Re: Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".   Dim 29 Mai - 0:15

Omg, j'ai hâte de voir cette mercenaire en jeu ! *^*
Et puis Evangeline Lilly !
Rebienvenue parmi nous ! I love you

_________________



the brave men did not kill dragons.
the brave men rode them.


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MessageSujet: Re: Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".   Dim 29 Mai - 3:54

Une autre que Marylune devra recoudre Arrow
Bienvenue et bon choix de groupe!

_________________
Once upon a dream
Don't you forget that you shall wake from the most wonderful dreams even so
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MessageSujet: Re: Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".   Dim 29 Mai - 13:08

bienvenue cher habitant.

Elle est tellement badass, j'adore J'ai hâte de te lire en rp ! Rebienvenue parmi nous et bon jeu I love you
bravo pour ta validatiooon

Te voilà validé sur le forum. Félicitations ! Maintenant, tu as deux trois petites choses à faire, mais rien d'embêtant, je te rassure. Déjà, tu peux aller compléter ton profil, parce que c'est quand même bien plus pratique quand il est rempli. Ensuite, venir sur ce sujet pour te recenser, puis aller faire ta fiche de liens, pour te faire plein d'amis et rendre ton séjour plus beau encore. Et puis si jamais, venir te pointer dans la recherche de rps, pour commencer à nous montrer ta plus superbe plume. Bon séjour ici !

_________________
(us against the world)

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FONDATRICE. « bye bye, black bird. »


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MessageSujet: Re: Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".   Dim 29 Mai - 16:38

Tatata, une gwelnaur, et une validation hyper rapide dis donc.
Bienvenue chez toi ma belle.

_________________

du satin, dans tes mains

Viens-tu troubler, avec ta puissante grimace,
La fête de la Vie ? ou quelque vieux désir,
Éperonnant encor ta vivante carcasse,
Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ?

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MessageSujet: Re: Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".   Dim 29 Mai - 19:23

Merci pour l'accueil et la validation poney land J'suis trop contente et hâte de RP avec vous
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MessageSujet: Re: Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".   

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Sarathiel - Toute épreuve est une "occasion donnée".

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