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 It is not love that is blind, but jealousy.

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MessageSujet: It is not love that is blind, but jealousy.   Dim 29 Mai - 19:47


It is not love that is blind, but jealousy.


Il est facile de s’énerver du haut de son trône, de lancer sa coupe en hurlant au monde sa suprématie et d’ordonner d’envoyer des missives incendiaires.

Il est facile de s’énerver du haut de son trône, de lancer sa coupe en hurlant au monde sa suprématie et d’ordonner d’envoyer des missives incendiaires. Il est par contre bien plus compliqué, après coup, de réparer les dégâts diplomatiques. Si Elijah avait su qu’abdiquer aurait signifié de réparer les pots cassés de son frère… Aurait-il pris la même décision ? C’était une réponse qu’il ne voulait pas savoir. Elle impliquait bien trop de choses à une situation déjà bien assez épineuse.
Il revenait enfin de la ville de Garaldur, éreinté par la route et les conditions climatiques. Ce voyage n’avait pas été inutile. Le prince était arrivé à calmer les tensions entre les deux pays en proposant des échanges commerciaux très profitables aux deux royaumes.
Il savoura la sensation de reposer les deux pieds au sol, posant le front contre la selle de la puissante monture, il inspira de soulagement. Alors qu’il sentait qu’une masse lui passer entre les jambes.
« Oui, on est rentré Calendyr. » lança-t-il à son loup en passant les deux mains dans la crinière de celui-ci pour le récompenser de sa fidélité. Le bruit de talons sur le parvis attira son attention, levant le menton pour observer l’origine du bruit, il distingua Satine accompagnée d’autres courtisanes retournant elles aussi dans le palais.
Se relevant en posant une main sur le pommeau de son épée, il inclina la tête dans un respectueux salut « Mesdames. » leur lança-t-il alors que son sourire s’agrandissait. Rapidement rejoint par les soldats qui l’accompagnaient, ils profitèrent de cette excuse parfait pour voir de près ce que la cour du roi pouvait bien offrir de plus précieux. Son regard ne se posa que quelques secondes sur la maitresse du roi avant qu’il ne détourne la tête vers ses hommes.
 
« Avant de rêver de fastes réceptions en compagnie des dames de la cour, peut être devriez-vous décharger le convoi et amener les chevaux aux écuries. » leur lança-t-il pour leur signifier de ne pas rester plantés ainsi devant elles comme des molosses face à un poulailler.
« Vous nous avez manqués à la cour monseigneur. » lança l’une d’elle avec malice. « L’ambiance n’y est pas la même sans vous. » ajouta une autre mutine.
Les accompagnants durant la montée des marches, Elijah ria poliment au compliment qu’il venait de lui être fait. « Je suis persuadé que mon frère et mon cousin restent des hommes de compagnies très sensibles à votre présence. Je ne peux croire à vos flatteries. »
Il s’arrêta au détour du grand escalier intérieur. Inclina rapidement la tête. « Il me faut malheureusement vous laisser ici. Je reviens d’un voyage assez long qui m’oblige à me retirer dans mes appartements afin d’être présentable et de m’y reposer avant de vous revoir. »
Une phrase anodine mais qui prenait pourtant tout son sens pour une certaine personne. Il lui faudrait du temps pour quitter sa compagnie sans soupçons, ce qui laissait au prince le temps de faire un rapide compte rendu à son frère avant de pouvoir ses retirer dans ses appartements pour la soirée.

Il lâcha un profond soupir de soulagement lorsqu’il pénétra dans l’eau presque bouillante du bain. Soulageant afin la douleur qui entravait ses reins à cause des heures passées à cheval. A croire qu’il commençait à se faire vieux… L’idée n’était pas non plus saugrenue. Il avait tout de même 36 ans. Pas de femme. Pas d’héritier. Condamné à devoir guider un enfant entre les châteaux de cartes.
Ce qui aurait dû devenir un plaisir et une détente, se transforma rapidement en une bassine de pensées noires. Un perpétuel ressac de sensations amères qui lui fit quitter son bain au bout d’une dizaine de minutes. A présent propre, il enfila un pantalon de cuir laissé par un page à son attention et une simple chemise de lin blanc. Il avait assez vu de monde pour aujourd’hui et surtout une part de lui avait profondément besoin de croire que d’une minutes à une autre, ELLE passerait le pas de la porte de ses appartements pour adoucir son cœur tourmenté.

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FONDATRICE. « bye bye, black bird. »


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MessageSujet: Re: It is not love that is blind, but jealousy.   Lun 30 Mai - 16:49


Es-tu le fruit d'automne aux saveurs souveraines ?


w/ elijah.

Il est là, face à elle. Elle reconnaît son regard brillant, sa démarche altière, ses gestes empli d'une noblesse de cœur à des lieux de la noblesse argentée des courtisans de la cour. Elle admire la pâleur de son teint, cherche avec terreur la moindre petite blessure qui aurait pu le lui enlever, pour l'attirer dans les bras charmeurs de Kendassa. A chaque mission, Satine craint pour la vie de son amant de cœur, désespère de ne point le revoir, hurle sa colère dans les entrailles de sa chambre. A chaque départ, elle sent une partie d'elle voguer au loin, trop loin, et perd la tête dans les affres de son imagination, pense à où il est, ce qu'il fait, l'imagine se battre et répandre le sang pour préserver le sien, le voit vaguement entre les bras d'une autre femme, à hurler de plaisir, à frissonner de désir. La jalousie remplace la crainte, la peur s'efface devant une colère inconsidérée, injustifiée, absurde. Le savoir loin d'elle pose un voile sombre, un voile de folie sur le palpitant rosé qui fait battre sa poitrine. Mais là, lorsqu'elle le voit à quelques mètres d'elle, la peur comme la jalousie prennent leur élan d'un battement d'aile pour quitter le doux cocon de son cœur. En elle, il n'y a plus que le bonheur. Un bonheur ardent, une frénésie étouffante, une joie vacillante qui la rend fragile et délicate. Petite fleur qu'il a cueilli, quelques années auparavant, petite fleur qu'il a rendu sienne, pour toujours et à jamais.

La compagnie des courtisanes, qui lui paraissait plaisante quelques minutes auparavant, lui devient un supplice. A leur minauderie, elle veut répandre le sang et la haine. Les entendre ainsi marivauder l'homme de son cœur, elle se voit chasseresse, vengeresse. Sans doute cette colère se lit dans ses yeux, lorsqu'elle les plonge dans le doux regard d'Elijah. A la haine se mêle le bonheur, cette joie toute éphémère, brillante et brûlante, qui plonge son esprit dans un lac de délices. Par le contact de leurs yeux, elle transmet cet amour qui l'étouffe, cette effervescence qui la porte. Satine sait pertinemment qu'il lira mieux en elle qu'il ne le fait dans les flatteries de ces dames éperdues, tout comme elle sait décrypter le message dans ses propos. A la simple pensée de le rejoindre, de retrouver en ce lit tant souhaité la chaleur de leur bonheur, l'étreinte de leurs retrouvailles, à l'idée même de pouvoir partager la douleur de la séparation, un immense sourire fend ce visage poupon et délicat qui est le sien, creusant de délicates fossettes au milieu de ses joues. Elle lui répond d'un geste de la tête, offrant ainsi à l'élu de son cœur la politesse de mise et la certitude qu'elle a bien compris en ses paroles l'invitation cachée qu'il y a glissé. Au secret s'ajoute la passion du désir, les affres de la peur redoublent l'émotion. Et là, alors qu'elle le voit si près d'elle, alors qu'elle rêverait de serrer sa main dans la sienne et d'embrasser cette bouche délicieusement rosée, elle se contente de quelques regards volées et d'embrassades imaginées, fantasmées. Plus tard. Plus que quelques heures, et elle le rejoindra enfin.

Satine rejoint alors la quiétude de sa chambre. Face au miroir, elle brosse délicatement ses cheveux alors que sa demoiselle y glisse une fleur délicate, discrète et tendre, à l'image de la demoiselle telemnar qui la porte. Elle la fait belle, la pouponne, jusqu'à ce que le miroir lui renvoie une image satisfaisante. Elle se veut à la hauteur de l'homme qu'elle va rejoindre dans son lit, se veut la plus parfaite possible pour accueillir en son sein la chaleur de leur amour. Puis, un murmure glissé à son oreille. Le murmure dévastateur d'une voix féminine échaudée par sa mission de pigeon voyageur. Le roi vous fait l'honneur de son lit, ce soir. Si sa bonne à les yeux qui palpitent de bonheur à l'idée de cette invitation secrète, Satine tente tant bien que mal de cacher sa révulsion. Elle échafaude même un léger sourire, que l'ironie tente de trahir. Le roi. Elle partagera la couche du roi, ce soir, sans autre alternative que celle de s'y rentre, sans aucune possibilité de s'y dérober. Prisonnière d'un souverain altier, elle sent ses chevilles emprisonnées, ses bras menottés, et elle n'aspire plus qu'à la solitude pour pouvoir hurler son désespoir et pleurer sa douleur. Elle se contente de sourire, encore, toujours, contentant ainsi les besoins de son rang, les statures de sa position de favorite. Et si ces yeux brillent d'une douleur profonde qui creuse un sillon dans son cœur, elle n'en laisse rien paraître, passée maîtresse dans l'art de la métamorphose.

Lorsque la demoiselle sort, Satine se regarde à nouveau, interdisant à ses larmes de gâcher son beau visage. Elle doit être forte, pour celui qu'elle aime. Elle le doit, car il le faut. La nuit ne tombe pas encore quand, discrète, sur la pointe des pieds, elle traverse la série de couloirs marbrés qui la séparent de son roi, à elle, le roi qu'elle a choisi dans son cœur et dans son âme, le roi à qui elle a fait gage de sa loyauté et de son corps. Le roi qui n'est pas Barahir. Elle ne frappe pas à la porte, mais entre sans mot dire, maladroitement bercée par les affres de sa passion et de son amour qui la tiennent debout, entière, souriante. Elle l'aperçoit de dos, face à sa fenêtre, toujours si élégamment vêtu, et ne tarde pas à se glisser à ses côtés, à passer une main sur ses hanches, à l'enlacer dans ses bras frêles. Mon amour. susurre-t-elle en guise de salutation. Lorsqu'elle relève les yeux vers lui, toutefois, lorsqu'elle admire ce visage si souvent imaginé en rêve et si souvent effleuré dans la réalité, elle n'y voit rien de ce qu'elle aurait aimé. Elle y distingue l'ombre, le désespoir, la tristesse sans doute. Elle voit dans ses yeux une brume noirâtre, un voile terrible qu'elle aurait aimé enlevé d'un souffle voluptueux. Et, naturellement, elle se dit qu'il n'était pas le moment de lui parler de ce soir. Qu'y a-t-il ? Pourquoi ce désespoir qui se peint sur ton visage ? N'es-tu pas heureux d'être rentré ?

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du satin, dans tes mains

Viens-tu troubler, avec ta puissante grimace,
La fête de la Vie ? ou quelque vieux désir,
Éperonnant encor ta vivante carcasse,
Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ?

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MessageSujet: Re: It is not love that is blind, but jealousy.   Mar 31 Mai - 0:02


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Aussi discrète qu’une ombre, elle avait passé la porte dans un geste presque parfait qui ne pouvait échapper à l’oreille d’un chasseur aiguisé. Pas besoin de se retourner pour savoir que cela ne pouvait être que Raihana ou Satine. Le choix devint une évidence quand il sentit son contact, ses bras tentant de l’enlacer. Il expira profondément, faisant s’affaisser sa puissante carrure. Une partie du poids qui risquait de le faire flancher s’envola. Le prince baissa les yeux vers elle, un sourire triste sur son visage face à ses préoccupations. Il hésita un instant à lui confier les tourments qui le hantaient mais que pourrait-elle faire à ses soucis ? Lui donner un enfant ? Il serait reconnu par son frère et quand bien même, il ne pourrait savoir qui est le père. Devenir sa femme ? Pour ça, il faudrait qu’elle soit un peu plus encline à décevoir et lasser le roi pour qu’il décide de changer de favorite… Un sujet déjà bien trop houleux pour qu’il ait le courage de le ressortir dans l’instant déjà lourd. Voir son frère l’embrasser le rendait déjà malade alors l’imaginer partager sa couche était une chose qui devenait de plus en plus compliqué à supporter. Ses sourcils se froncèrent en imaginant un semblant de scène et inconsciemment sa mâchoire se serra. Il huma son parfum pour se calmer et tenta de changer de sujet pour ne pas devenir plus morose.

Il n’avait pas de secrets pour elle, contrairement à son frère mais il voulait s’épargner à eux deux un peu plus de soucis pour ce soir. En espérant qu’elle ne chercherait pas à creuser ce qui le tracassait, il tenta de devenir évasif :
« Rien qui ne soit insurmontable, ma lune. » lui précisa-t-il afin de la convaincre de lâcher le sujet.
« Je suis content d’être rentré, seulement, je ne suis plus fait pour traverser le pays à cheval, je me fais trop vieux. » Son sourire devint plus chaleureux, comme toujours lorsqu’il pratiquait l’autodérision. Il déposa un baiser sur le front de son aimée en la prenant dans ses bras.
Un geste qui pouvait paraitre chaste mais Elijah se connaissait et savait aussi l’alchimie qui se produisait entre eux des que leurs peaux se touchaient. Pire qu’une étincelle qui pouvait faire s’embrasser la foret, elle était capable de faire s’éveiller en lui des ouragans. Autant ne pas tenter le diable dans l’immédiat même si la tension était forte de se noyer dans les draps en sa compagnie pour oublier la réalité.

« J’espère que mon frère n’a pas fait d’autres bêtises que je me dois de réparer. J’espérai pouvoir rester un peu plus longtemps au palais cette fois. »Dit-t-il en passant son pouce sur les lèvres tentatrices de son aimée.
Sa main venait déjà de se nicher sur sa nuque pour attirer son doux visage plus près du sien. Autant pour le chaste baiser et ses pensées pures… Son inconscient venait de reprendre le dessus, décidant avec un peu plus de courage de ce qu’il voulait. Il ne manquait plus que de mettre des mots sur sa pensée.
« Il me devient de plus en plus difficile de m’éloigner de toi. Il faut que tu arrêtes d’ensorceler les hommes de ce pays. Il arrive à un âge ou il est ridicule d’être épris.»


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