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 l'écheveau du temps lentement se dévide. (libre)

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MessageSujet: l'écheveau du temps lentement se dévide. (libre)   Sam 23 Avr - 17:44


l'écheveau du temps lentement se dévide.


Libre.

Le soleil brûle haut dans le ciel. Lorsque Satine lève les yeux, elle n'aperçoit que le calme bleu d'une superbe journée d'été. La chaleur, accablante, fait rayonner sa peau d'une blancheur diaphane. Ses cheveux bruns revêtent un camaïeu caramel lorsqu'ils flottent au vent derrière elle. Sublime ombre dans le sable, elle laisse des traces de pas sur son passage, qui sonnent comme une invitation à la rejoindre.
La crique est illuminée de beauté. Lieu favori de Satine, elle s'y rend toujours lorsque le soleil la réveille de ses éclats. Tantôt bleu, tantôt verte et tantôt pâle, l'eau clapote délicatement contre le rivage. Chaque vague, assourdissante, vient s'écraser au loin contre les rochers, et devient tranquillement un mirage de calme et d'harmonie. Oui, Satine s'y est toujours sentie bien. Apaisée par un regard sur l'horizon, elle soupire d'aise lorsqu'elle s'assoit sur le sable, robe relevée. Elle aime le contact des grains qu'elle fait rouler entre ses doigts. Elle aime la chaleur du soleil sur son visage, sur ses épaules maintenant dénudées, elle aime la tranquillité des environs qui lui permet de se mettre à son aise, de retirer la soie qui l'étouffe, qui virevolte autour de son corps, autant que la bienséance le permet. Parfois même, elle va plus loin encore, dénudant ses cuisses et les offrant en sacrifice aux rayons du soleil qui la caressent de sa langue de feu. Elle aime le silence, à peine troublé de quelques cris d'animaux lointains ou d'oiseaux batifolant dans les airs. Cet endroit sonne comme un avant-goût de paradis terrestre. Mourir lui paraîtrait une bien belle aventure, si elle pouvait demeurer ici.

C'est surtout un endroit où Satine se surprend à rêver. Bien loin, plongée dans ses pensées, ses yeux voguent vers le large quand son esprit s'envole lui aussi bien loin du château. Parfois encore, elle rêve d'aventures. Elle songe à son frère, parti depuis bien longtemps, ayant eu le courage de quitter le doux confort familial pour découvrir d'autres horizons. Où est-il maintenant ? Quels rois a-t-il rencontré, quelles cours a-t-il foulé, quels animaux a-t-il chassé et quelques contrées a-t-il foulé ? Elle se l'imagine distinctement, les yeux pétillants face aux merveilles qui s'étalent devant lui. Elle voit là, devant elle, la chaleur de ses yeux et la douceur de ses cheveux, et elle se surprend à rêver qu'elle peut, à nouveau, le sentir entre ses bras. Elle l'envie quelques instants, puis la colère de l'abandon reprend le dessus. Subitement, Satine songe alors à ceux qui la pleureraient, si elle venait à disparaître. Instinctivement, le nom d'Elijah s'empare de son esprit, jusqu'à y prendre toute la place. Elijah. Ce brun d'homme, au regard doux, à la voix chaleureuse et au corps chaud. Cet amour plein de tendresse, avide de baisers et dévorant son âme. Oui, il lui a pris, la détient quelque part, captif, elle ne sait où. Alors elle soupire, encore plus fort, malheureuse de ne l'avoir pas à ses côtés, malheureuse de ne pouvoir s'afficher dans ses bras et combler ses envies, ses plaisirs. Elle soupire d'être captive de son roi, prisonnière d'un désir qu'elle ne partage pas. Elle soupire, et lorsqu'elle entend un pas derrière elle, elle se retourne, brusquement, brutalement, cuisses dénudées et épaules offertes à la vue. Et soudainement, dans l'ombre d'un arbre, elle se demande qui donc ose venir troubler sa quiétude.  

_________________

du satin, dans tes mains

Viens-tu troubler, avec ta puissante grimace,
La fête de la Vie ? ou quelque vieux désir,
Éperonnant encor ta vivante carcasse,
Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ?

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MessageSujet: Re: l'écheveau du temps lentement se dévide. (libre)   Dim 29 Mai - 17:33


l'écheveau du temps lentement se dévide.

“ Why do you go away? So that you can come back. So that you can see the place you came from with new eyes and extra colors. And the people there see you differently, too. Coming back to where you started is not the same as never leaving. ”

Elle courrait la jolie princesse, l'adrénaline coulant dans ses veines. Course palpitante, excitante ; ses yeux s’abreuvaient de nouveauté, de paysages encore jamais contemplés. Aventure extatique, fantastique ; la première d'une existence ennuyeuse et malheureusement bien terne. Tout était nouveau, sans doute un peu trop beau. Et bien que ce ne soit qu'une course futile et enfantine, elle était heureuse l'héritière des îles. Jamais le voyage n'a égayé sa vie, jamais ses pieds n'ont foulé de terres autres que celles qui l'avaient vu naître. Ainsi, Thoron lui en offrit pleins les mirettes, emplissant l'ébène de son regard d'une lumière plus brillante que les étoiles elles-mêmes. Pourtant, Galadhorn n'avait rien à envier au paysage de l'empire du nord, néanmoins, ce qui était nouveau était toujours captivant ; saisissant. Elle qui avait constamment ce désir de découverte, en fut plus que satisfaite. La curiosité en plein éveil, et la soif d'aventure toujours plus pesante au fil du temps, Tara se nourrissait comme une affamée de cette escapade clandestine et interdite. Tel l'oisillon enfermé dans sa cage dorée, elle avait réussi à s'échapper. Princesse, mais libre. Du moins, elle en a toujours eut le désir. Profitant ainsi de la mégarde des gardes et de son cousin, Aramis, un peu trop protecteur, la jolie brune en avait profité. De manière vile, de manière sournoise. Provocatrice et un peu trop téméraire sans doute, elle n'avait jamais eut peur de rien. Et il était sûrement naïf de croire que la jeune fille serait resté bien sage. Elle était intrépide la princesse, elle était de ceux qui ne tiennent pas en place, engendrant problèmes et chaos sur son passage. Remplaçant avec joie l'aiguille par l'épée, elle troquait volontiers les rencontres courtoises pour une promenade à cheval. Son audace jurait avec sa cupidité.

La boue et la sueur ne la révulsaient point, autant qu'elle aimait l'or et l'argent. Paradoxe d'une existence bénit par la couronne. Alors elle courrait la petite, elle courrait aussi vite qu'elle le pouvait à en faire imploser ses poumons d'air. Le vent la portait, faisant danser sa longue chevelure, et caressant doucement la porcelaine de son visage encore un peu trop rond. Son accoutrement le lui permettait. Car si ses robes un peu trop belles étaient fort agréables à porter, elles étaient pourtant gênantes pour se mouvoir comme elle le désirait. Ainsi, vêtue de l'habit du sexe fort, la 'garçonne' arriva finalement vers une crique. Souffle coupé, aussi bien par sa course que par le panorama offert par Dama Nature. Magnifique ; splendide. Tara en fut éblouit, passant outre la demoiselle pratiquement dénudée à côté d'elle. Pas hésitants, ses yeux rivés vers l'horizon, elle se dirigea vers la source d'eau dans le but de se ressourcer. S'accroupissant, elle contempla un instant l'eau claire ; et d'un geste élégant, elle prit la peine de se rafraîchir. C'est lorsqu'elle rouvrit les yeux que l'incorrigible princesse se rendit compte qu'elle n'était pas seule. Mouvement de tête, visage imperturbable. Son regard rencontra celui de l'inconnue. L'accoutrement de la dame en disait long sur sa vie. Elle était loin de la gourgandine ou de la petite paysanne. Non, elle, elle devait avoir le sang bleu ou mieux, la coiffe ornée d'une couronne. En soit, une noble qui aurait pu la reconnaître ... Sursaut d'adrénaline glissant vicieusement dans les veines de la princesse Galadhorn. Elle se sentait comme prise la main dans le sac. Fort heureusement, elle avait les vêtements trompeurs. « Il semble que j'ai perturbé la sérénité de la dame. » Dit-elle d'un sourire un peu taquin, nullement gênée par la 'nudité' de sa comparse.

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there's a reason shooting stars are no longer deemed stars as soon as they kiss the earth, once you fall, you crash and burn. ✻✻ women are forged of iron. my body, it has bled and blazed and broken, and yet it beats on. i am iron. a little rusted, perhaps,
but still i endure.
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MessageSujet: Re: l'écheveau du temps lentement se dévide. (libre)   Mer 1 Juin - 13:20


L'écheveau du temps lentement se dévide.


w/ tara.

L'eau rayonne, orné d'un bleu plein de diamants argentés qui scintillent au soleil. Les yeux clos, Satine goûte au bonheur de la solitude, à l'allégresse du silence, à la joie du soleil qui réchauffe sa peau nue et brûle ses cuisses offertes en sacrifice. Assise là, dans l'herbe chaude de la crique, elle oscille entre l'admiration émerveillée de l'eau qui dort, assoupie, délicate, nue, elle aussi, et la pureté de ses yeux fermés, qui écoutent, goûtent, ressentent chaque vibration de ce spectacle naturel à l'orée du paradis. Le vent se fraye un chemin tout trouvé sous sa robe, dans ses cheveux, délicat bourdonnement qui flirte sans cesse avec ses oreilles. Le calme plat de la mer ne l'empêche pas d'entendre le gémissement des vagues qui s'écrasent doucement sur les rochers. Là, enfin, Satine se sent libre. Les poignets délivrés, les chevilles retrouvées, les sensations s'accentuent, s'améliorent, pour devenir de véritables accents de tendresse et de bonheur. Les poids qui l'entravent laissés loin derrière elle, jetés à l'eau ou perdus durant le chemin, elle goûte de nouveau à cette liberté éphémère qu'elle croyait abandonnée à jamais. La liberté. Oh combien un antagonisme au statut de maîtresse ! Lorsque le roi la faisait mander, un soir de pleine lune, elle se devait de se rendre présentable, belle comme le jour, assez belle pour éclipser l'astre de la nuit, puis de le rejoindre dans sa chambre, à pas feutrés, à pas de velours, pour orner son joli visage d'un magnifique sourire. Elle parlait d'une voix basse et calme, altière et délicate, le cajolait comme une chatte abandonnée entre ses bras, feignait le plaisir tout véritable d'une dame amoureuse. Et là, dans ses étreintes, elle aurait voulu laisser couler de chaudes larmes sur son visage attristé. Au lieu de cela, les entraves sur ses poignets, les entraves dans son âme la commandaient d'un sourire, d'un rire, d'une mimique de bonheur enfantine. Comédienne. Voilà ce qu'exigeait d'elle ce statut de favorite. Pour toujours et à jamais.

Des bruits de pas viennent troubler sa quiétude. Les yeux de nouveau ouverts sur la crique rocheuse, les entraves retrouvés sur ses bras et sur ses chevilles, elle soupire de désespoir. En elle ne reste plus rien de la dame abandonnée à son plaisir, offerte toute entière à sa liberté, qu'elle voudrait coiffer sur ses cheveux. En elle ne reste plus que la mélancolique nostalgie qui teinte ses yeux d'une ombre menaçante. Pourtant, lorsque le visage de la garçonne s'affiche devant elle, avec ce naturel tout prompt qui lui rappelle la liberté tant recherchée, Satine se permet un sourire. Dénudée, elle ne se rhabille pas. Une femme ne peut être un problème face à quelques bouts de peau nus. Apaisée, elle ne se tourmente pas. Une femme ne peut que percevoir en elle la vérité de ses mensonges. Et cette jeune demoiselle qui lui fait face, cette garçonne aux habits d'homme et au visage angélique ne semble certes pas faire partie de la haute noblesse Thoron. Aucun risque, donc, à rester Satine, la véritable Satine, cette poupée de satin que l'on passe de main en main. Non, le vent souffle toujours à mon oreille, et le soleil réchauffe toujours mon corps. La solitude n'est rien face à ce magnifique décor. Elle le montre de la main droite, avec douceur, avec tendresse. Dame de haute noblesse, mais dame de coeur, Satine n'éprouve aucune gêne à cette nouvelle présence. S'il avait s'agit d'un homme, certes, elle n'avait aucune envie de devoir arborer à nouveau le masque de l'hypocrisie et des fastes de la cour. Mais là, face à cette jeune demoiselle au sourire taquin et aux longs cheveux sombres, elle sent, comme une voix qui s'instille dans son coeur, qu'elle ne risque absolument rien. Elle est sans doute une jeune mendiante en quête de liberté. En somme, que peu de différence avec Satine. Viens-tu souvent ici ? Je trouve cette crique diablement paradisiaque, mais peu connaissent ce promontoire qui offre pourtant la meilleure vue. Satine la tutoie. Persuadée de faire face à une va-nue-pied, elle ne montre aucune arrogance, aucun orgueil qu'aurait pu lui faire tourner la tête. Elle n'est que la sincérité d'elle-même, la pureté du tréfonds de son coeur, la douceur d'une mère, et la tendresse d'une amie. Nulle princesse à l'horizon face à qui ployer le genou, elle se sent sereine.

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